PAS D’AMALGAMME ET STOP A LA RECUPERATION POLITIQUE

L’heure n’est pas à la récupération politique, moins encore aux diatribes de clivage ethnico régional au tour du cas de Monsieur Billy Lumbayi et son fils rentrés volontairement à Kinshasa.

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C’est avec intérêt que nous nous sommes intéressés à la gestion de la riposte contre le Covid-19 et des différentes mises en place des structures et mise en application des mesures édictées par son Excellence Monsieur le Président de la République et relayées par les gouverneurs des provinces du Haut Katanga et du Lualaba.

Nous référant au communiqué conjoint de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-BRP/Lualaba) et CNDH /BRP Haut Katanga) institution étatique d’appui à la démocratie,  la campagne de riposte contre le Covid-19 dans les deux provinces se déroule dans le respect des droits de l’homme et respect des mesures édictées par le président de la République.

 Après 48 heures de monitoring de l’application des mesures édictées, les deux organes ont publié chacun un communiqué dans lequel chaque organe a donné sa lecture et sa position.

Dans le souci du rapprochement interprovincial autour des questions de l’heure,  les Bureaux de représentation de la CNDH BRP Lualaba et Haut Katanga se sont lancés à la recherches des éléments pouvant les amener à comprendre ce qui s’est réellement passé autour des cas détectés positifs provisoirement à Lubumbashi et pour lesquels les résultats définitifs se sont révélés négatifs après analyse de l’INRB. Il s’agit de M. Billy Lumbayi, son fils et compagnie arrivés le dimanche 22 mars 2020 par le vol régulier de la compagnie Congo Airways et avec à son bord 77 passagers.

L’on se souviendra que l’annonce de son Excellence Jacques KIABULA, Gouverneur du Haut Katanga aura été considéré par les uns comme un signal fort d’alerte, ce qui, surement a accéléré la décision d’isoler Kinshasa des provinces, vœux exprimé par tous. Cet alerte a surement eu de l’impact sur la quiétude des deux provinces qui ont été obligées de prendre des mesures drastiques pendant 48heures pour chacune.

 Ces mesures de confinement qui s’en sont suivies afin de retrouver les autres passagers qui avaient pris place à bord du même avion ayant amené les deux cas prétestés provisoirement positifs.

C’est ici qu’il convient d’éclairer toute l’opinion sur le comportement de la population des provinces qui ont accueilli ces personnes présumées malades ou contaminées : une sorte de psychose a hanté toute population au point que cette dernière a développé une sorte de mécanisme de défense allant dans le sens de dénoncer tous les passagers ayant pris place à bord de l’avion, avec des menaces de lynchage ; à Kolwezi ce sont les voisins et familles qui ont eu même à alerter le comité de riposte pour signaler la présence de ces hommes et femmes qui ont été acheminés dans le centre d’isolement.

Les deux cas ont décidé volontairement de regagner Kinshasa après ce stress post traumatique causé surement par le test rapide et la peur de l’indexation car ils étaient effectivement perçus comme les auteurs de l’intrusion du Covid-19.

Leur  retour sur la ville de Kinshasa est volontaire, c’est de leur propre gré qu’ils ont décidé de rentrer sur Kinshasa après s’être confiés aux autorités provinciales.

Contrairement à un communiqué de presse de l’ACAJ et de la version relayée par Politico CD, qui interprètent cela comme une expulsion illégale et une discrimination. Nous le savons tous bel et bien que la Constitution de la République Démocratique du Congo, en son article 30,  permet à chaque citoyen de se mouvoir librement sur le territoire national.

 De quel droit et par quel acte juridique le Gouverneur du Haut Katanga se donnerait ce pouvoir d’expulser ces concitoyens. Où est cette mesure d’expulsion dont parle Maître Kapiamba et en quoi ces compatriotes ont-ils été victimes de discrimination et/ou de stigmatisation ? L’heure est plutôt à la cohésion contre cet ennemi commun.

ACAJ et Maître Kapiamba ont pris l’habitude de trop vite aller besogne pour soit retirer ou se dédire après, l’exemple du ‘’dossier Gécamines’’ en dit long sur la ténacité avec laquelle il a abordé la question Gécamines et son revirement à 360 degrés.

L’heure n’est pas à la récupération politique moins encore aux diatribes de clivage ethnico régional.

 Le cas le plus interpellateur serait d’ailleurs celui d’un fils du village renié par son père et vomi par son village natal. Ce cas est documenté par les services de sécurité de la province du Lualaba. La scène se déroule donc à Kawayongo avant la ville de Kasaji dans le lualaba ;  un fils de la cité est revenu saluer ses parents, accompagné d’un policier, son Père alerte le village et s’interdit de saluer son fils car en provenance de Kinshasa et donc suspecté du Covid-19.

Le village l’ayant appris, l’homme a failli y laisser sa peau si les policiers ne l’ont pas évacuer d’urgence.

C’est un nouveau phénomène social qui perturbe les comportements et renverse les habitudes.

Aux uns et aux autres de faire attention pour ne pas tomber dans des interprétations de clivage.

En ce temps de pandémie, les querelles, le mieux serait d’aider les uns et les autres à renforcer la résilience psychologique et sociologique le pays a plus besoin de cohésion.